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Pipolisation, dramatisation : la presse est devenue le musée Grévin vivant de l’info

  • blogdeltoro
Un article intéressant "repiqué" du blog des crises :

http://www.crises-room.info



"Qui ne s’est pas arrêté un jour, perplexe, devant les couvertures des hebdos dit d’information en les voyant, dans la même semaine, nous offrir le choix entre la vie privée de Rachida Dati, la « dynastie des Sarkozy » (papa et le fils à papa), la « bataille des femmes au PS » (Aubry/Royal) ou encore devant les reportages ou les pseudo « enquêtes » des JT de 20 heures ? Qui ne s’est pas demandé quel type de « produit » on lui proposait ? Qu’est-ce que l’information aujourd’hui ? Beaucoup de journalistes seraient en peine de le dire clairement.


Côté « Cour »… Les tribulations sarkoziennes, les cotes d’amour/de désamour des ministres, les bourdes ségoliennes, la légende Obama, c’est la permanente saga des « people » qui nous gouvernent que l’on nous impose chaque jour. L’actualité est mise au régime jusque là réservé aux rubriques « people ». Politique, économie, tout devient « récit », « feuilleton », « show »… C’est le règne du « story-telling ». Il faut de l’émotion, des coulisses, des rebondissements, du suspense, des petites phrases aussitôt dites aussitôt oubliées. Culte du people et son complément indispensable… lynchage médiatique. A ce rythme,
Le Monde ressemblera un jour à Closer


Côté « Jardin »… Pour le bon peuple (nous !), lorsque les médias parlent de lui la version banale et démocratique de la pipolisation, se nomme dramatisation : des larmes, des drames, des angoisses, des cris, une forte demande de catharsis publique dans les prétoires…

En optant pour le primat du spectacle sur la recherche de l’intelligibilité, la presse est devenue le musée Grévin – vivant, pourrait-on dire - de l’information. Sa crise est plus profonde qu’elle ne le pense. C’est une crise d’identité. "


*Soyons charitables, ne parlons pas de la presse régionale et de son théâtre désuet de carton pâte : inaugurations de nos vaillants édiles, élections des bureaux des associations, repas de « nos » ainés, galettes des rois, arbres de Noël, actualité des vides greniers…

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F
ah mince, oui j'ai oublié pour la presse régionale : il fallait bien qu'il y ait un point de désaccord ! je ne suis pas d'accord sur le carton pâte ! ok pour désuet, mais qui lit la PQR dans nos campagnes ? les personnes agées, seules, ou les personnes qui n'ont pas forcément accès au reste, mais aussi les gamins heureux de voir leur photo avec le club de foot ou de majorettes....(j'espère que mes filles ne seront pas majorettes !!) La pqr, quand elle n'est pas politiquement trop partisane, est une sorte de lien avec la vraie vie. Celle des assoc, celle du coin de NOTRE rue et non d'une rue du bout du monde dont tout le monde se fout ! car même drapé du plus bel effet humaniste, le quidam sera toujours plus interessé par sa voisine que par la mort de 300 personnes à 20 000 km...c'est humain. <br /> attention à ne pas critiquer la presse régionale de cette façon, ça fait un peu parisianiste !!<br /> content de moi l!!
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F
yessss ! enfin quelqu'un qui arrive à façonner ma pensée de façon intelligible et très bien tournée ! c'est exactement ce que je pense, j'adhère totalement et sans réserves ! On peut y ajouter le fond de commerce des journalistes, devenus le premier pouvoir puisque ce sont EUX qui disent aux veaux ( merci Général) ce qu'ils doivent penser : la peur. Il faut vendre du papier, des pub à la télé, ... donc ils rongent leur os jusqu'à la moelle. ils exploitent le filon jusqu'à son tarissement.Après nous avoir bassinés avec le prix du gazole, personne ou presque n'a remarqué qu'il avait baissé !maintenant on ne peut allumer sa télé ou sa radio sans tomber sur "LA CRIIIIIISE". Envoyé spécial,le journal, capital, etc etc tout le monde y va de son conseil, de son témoignage....et on crée un climat anxiogène même pour ceux qui vont bien ! ce n'est pas l'info qui me dérange, mais son matraquage à l'extrême! chaque info est exploitée, déformée, amplifiée, bref MANIPULEE. le but : l'argent, le pouvoir, la reconnaissance, avec leur "liberté" dont ils se gargarisent ...quelle liberté ? Renaud, avant de boire, avait chanté : "la médecine est une putain son maquereaux c'est l'pharmacien" ... aujourd'hui, les journalistes sont des putains, leur maquereaux c'est l'annonceur ! <br /> voilà tu m'as foutu en rogne pour la fin de la nuit !! heureusement je vais regarder le journal du soir :(
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S
Del Toro est trop fort : tous les jours une info !!!! et même pas people ... pourtant le people ça plait aux filles !!!
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