AZF : un procès pour quoi faire ?
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Le 23 février, la justice française va nous livrer un procès dont elle a le secret ; « l’affaire
AZF ». L’ensemble des médias va être sur le pont et le procès sera finalement filmé. Enfin, la vérité tant attendue va pouvoir être révélée à la France entière. Pas si sur…car la mascarade risque
du durer encore un certain temps. Rappel des faits ; Toulouse le 21 septembre 2001, une explosion (double ?) enlève la vie à 30 personnes, fait plus de 3000 blessés et détruit des dizaines de
milliers de logements ; vies brisées, ville traumatisée, mais aussi « enquête assassinée » comme l’écrivent si bien Franck Herriot et Jean-Claude Tirat. Pistes non exploitées, thèse officielle
bancale, peu crédible puis ridiculisée par les reconstitutions, témoins oubliés, salariés accusés et traînés dans la boue, medias (certains) trop complaisants, rien ne s’est vraiment passé depuis 8
ans pour que la vérité ou les vérités avancent. Un seul but démonter que la thèse officielle était la seule, la bonne et que tout le reste n’était que bêtise, mensonges hallucinations ou pur
délire. Mais des gens cherchent à comprendre, des gens ont toujours envie de savoir, des livres sortent enfin. A celui cité plus haut s’ajoute celui de Marc Mennessier ; « AZF un silence d’Etat »,
des blogs et de nombreux témoignages sont là pour en témoigner ; tout n’a pas été fait pour trouver la vérité et comprendre les raisons de cette terrible catastrophe. Deux explosions bien
distinctes, altercations entre manutentionnaires, odeur d’ammoniac ou fuite de gaz sur le site voisin, hélicoptères dans le ciel quelques secondes après le drame, éclair lumineux et boule de feu
signalés par des dizaines de témoins visuels, psychologues qui insistent auprès des blessés pour leur dire qu’il n’y a eu qu’une seule explosion. La justice s’est semble t-il interdit de suivre, et
d’approfondir certaines pistes ; Pourquoi ? Pourquoi avant même une classique enquête de terrain, des recoupements de témoignages, le juge de l’époque affirme, c’est un accident à 90% !. Pourquoi
les agences de presse quelques instants après le drame précisent-elles dans leur dépêches ; « Toulouse une seule explosion »…si il n’y en a eu qu’une, ce n’était pas la peine de le préciser… Très
vite tout s’emballe, le sort du site est réglé et la cause toute trouvée ; usine poubelle et mal gérée. On parle alors décomposition de produit, même d’un dégagement de méthane issu d’un rat mort
qui combiné à des produits de mauvaise qualité et explosifs aurait tout fait sauté, ou encore d’erreur humaine ayant entraîné un mélange détonnant. Bref le grand Barnum, du grand n’importe quoi.
Alors que s’est-il vraiment passer ce 21 septembre 2001 ; acte volontaire, effet domino, problème sur un site voisin, c’est ce qu’un procès bien fait et sérieux devrait permettre de savoir et de
comprendre. C’est tout ce qu’il faut souhaiter des 4 mois qui viennent. Permettez juste à Del Toro de garder sa légitime suspicion sur la volonté du plus grand nombre d’aller au fond des choses et
découvrir la vérité, la vraie… Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
