Le lapsus n’est pas un hasard ; durcir son sexe non plus !
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Quand tout se mélange dans votre tête, quand une expression vient à la place d’une autre, il ne s’agit plus d’un mot d’esprit mais plutôt d’un acte volontaire. Il s’agit plutôt d’un besoin irrémédiable de passer un message particulier, sûrement inconsciemment, mais de le passer. En tout cas c’est la victoire du subconscient sur le conscient, le retour du refoulé. Il semble qu’il soit impossible de lutter et que personne ne soit à l’abris.
Sarkozy vient de nous en faire un énorme de lapsus. Il veut tellement se payer de Villepin que son subconscient le voit déjà coupable ! Dans la réparation du lapsus, notre cher président préfère laisser passer l’orage, même si certains de ses sbires en rajoutent et ne l’aident pas en justifiant ce lapsus « les coupables se trouvent toujours parmi les prévenus »…
Il y a longtemps un député RPR avait dit au sujet d’un texte sur la pornographie que le ministre en charge du dossier devait « durcir son sexe » au lieu de « durcir son texte. Il paraît qu’à l’Assemblée les plus anciens débattent encore pour savoir lequel des deux qui avait des problèmes érectiles, l’orateur ou le rédacteur du texte.