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Aficion nîmoise

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Le bonheur. Du soleil, du monde, des toros, de la musique, et ma belle andalouse. Tout était à Nîmes ce week-end pour prolonger un peu l’été, prolonger un peu les vacances et ressentir de près, de très près « l’aficion » comme ils disent là-bas. Del Toro était dans son élément, dans sa culture taurine (les corridas), dans sa culture festive (les peñas et les bodegas), sous son climat (le soleil). Bref une joie intense, chaude et joyeuse. Un peu comme un pied de nez, Del Toro répond ainsi à quelques-uns de ses détracteurs avec son goût démesuré pour ces fêtes populaires et arrosées (bodega hype avec Corti aux manettes en plein air à l’Imperator ou concert gratuit de Mellino ex Negresses Vertes), pour ces musiques espagnoles et ces fanfares de rues bruyantes et colorées (« la vache , la vache, quelle p… cette vache… »), pour ces odeurs enivrantes de pastis sur le pavé nîmois et de crottin au milieu des rues après le passage des chevaux ou de quelques « toros » bien encadrés. En fait, il n’est pas si parisien que ça, et pas si bobo que ça votre serviteur…vous ne trouvez pas ? Alors oui, 16 ans après sa dernière Feria nîmoise en 1993, Del Toro est revenu à Nîmes pour une feria qui restera marquée comme l’une des plus belle. Un instant magique, hors du temps et qui rappelle, comme à chaque fois, mais peut être plus encore que lorsque c’est à Béziers, Dax, Bayonne, Mont-De Marsan, Arles, Ronda ou Grenade, que les ferias sont magiques et que celle de Nîmes est vraiment particulière. L’ambiance y est différente. Magie de la ville antique, forme des arènes, beauté des monuments, des façades, des jardins et de la Tour Magne. Je les entends déjà les critiques sur le côté beauf de ce genre de festivités, le côté pas très politiquement correct de ces jeux du cirque modernes et de cet alcool qui coule à flot et certainement trop dans les veines des « fêtards » jeunes et moins jeunes. Mais cette culture fait partie de la culture de notre cher Sud, de Bayonne, à Nîmes en passant par Béziers… Alors j’espère y retourner vite, avec tous ceux et celles qui voudront bien se joindre à nous ! Parce que croyez-moi ça fait du bien. Ca vaut tous les « cachetons » du monde pour se faire du bien au cerveau, pour oublier la morosité et la grisaille et affronter l’hiver en gardant dans la tête un rayon de soleil, un morceau de trompette, du bruit et des couleurs en attendant des jours meilleurs et le retour du printemps en mars ou avril prochain. Olé
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