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Vu et entendu à la machine à café, ...ou presque

Cette semaine fût aussi celle de la reprise du travail dans le monde du travail, du moins pour ceux qui en ont encore un de travail… Personne n’aura échappé aux récits, histoires et propos des collègues sur le temps qu’il ont eu, les sites visités, les bouchons, la beauté des paysages, les joies et les malheurs. Tout cela est resté tout de même globalement assez convenu, très policé, et sans relief, comme une discussion de machine à café… Alors qu’il aurait été génial partout, de se lâcher vraiment, d’oser dire la vérité, comme ici dans mon entreprise préférée, ou la vérité vraie circule facilement. Pas plus tard que tout à l'heure j’ai appris devant mon expresso court sans sucre que Mme Lachame en avait vraiment marre de passer son mois d’août dans le Lubéron ou son mari retape de vielles pierres provençales depuis 5 saisons. Il y fait chaud, il n’y a pas de voisin, la piscine n’est pas terminée, le haut débit n’arrive toujours pas au village, et SFR ne passe pas…Elle a bien tout fait pour entretenir son corps, sport et bronzage et essayer de dragouiller un peu au super U, mais à son âge et avec les enfants dans le cadie ce n’était pas toujours simple. Si l’an prochain elle n’arrive pas allez ailleurs, c’est décidé elle demande le divorce. Pas plus envieux, même si plus marrant, le cas de Gilbert P, qui a rencontré son chef de service en string et lunettes noires, complètement « défoncé » dans une boite pour jeunes éphèbes à Ibiza. Ils ont maintenant un point commun et un secret à partager. Les réunions de service vont être différentes dès la semaine prochaine. J’ai bien aimé le récit de Mme Lorju qui lors d’une randonnée dans le Vercors a oublié son fils de 8 ans après une baignade nue dans le ruisseau. Ou encore celui de Martin, l’informaticien qui a contracté la grippe lors d’un séjour aux Etats-Unis et vient de la refiler à toute la cellule de gestion de données stratégiques business en faisant la bise à tout le monde son retour de congés. Certains autres en ont profité pour refaire la paix avec leur âme : Compostelle sous la pluie en juillet avec le groupe de la paroisse de Viroflay pour Prosper de Saint Waran, ou prendre un nouveau départ pour leur couple au camping de Mimizan, où les orgasmes à répétition des jeunes voisins de tente ont longtemps complexé M et Mme Aboulinou. Maintenant ça va mieux, ils se lâchent et à la fin du mois il ont réussi à en déchirer la tente... Le directeur marketing, a fait du sport, trop de sport ; vélo, footing et natation tous les jours avec son fils de 17 ans. A voir sa tête et son état à son retour il aurait dû laisser son fils aller en boite de nuit le soir avec ses copains et se reposer un peu ; il est coincé du dos, s’est bousillé la rotule et à les yeux rouges tellement il pleuré sa mère de douleur. Son bide est toujours aussi gros et sa peu , quoique un peu bronzée ; toujours aussi grasse ! Nathalie, l’assistante de service de paye et son mari ont passé leur mois d’août a essayé de faire faire des cahiers de vacances à leur fille qui entrait au CP…Résultats la petite sait lire et connaît toutes les tables de multiplication avant même la rentrée scolaire. Elle va donc passer une année à s’emmerder, et les parents n’ont pas pris une photo et pas fait une visite lors de leur séjour en Toscane. M.Germain est dégoûté, il s’est fait piqué son VTT à 5200€ qui était resté accroché à la voiture dans le ferry de la SNCM lors de la traversée aller : Toulon / Bastia…Il a fait un scandale en arrivant, mais le marin corse n’est pas très coopératif…M.Germian a boudé tout le séjour en rongeant son frein…sa femme à fait des sudoku, pendant que les enfants livrés à eux-mêmes découvraient les drogues les plus violentes et les expériences sexuelles les plus folles avec un groupe d’italiens de Bari particulièrement débridés et bruyants. La plus heureuse c’est Mle Joplatre, elle ne lui ai rien arrivé, pour cause elle n’ai pas encore parti. Elle attendait ce moment avec impatience, septembre, les plages vides, une belle arrière saison, les locations moins chères, tous les collègues au travail, la belle vie et le rêve. Guide du routard, programme d’enfer avec les copines, nouvelle voiture ; cap sur Saint-Jean de Luz ou de Mont je ne m’en souviens plus…Enfin ce n’est pas grave, elle ne part plus, je la garde pour le cas ou il y aurait une épidémie dans le service, j’ai besoin d’avoir tout le monde sous la main… J'y pense, j'ai pris un peu trop de café à la machine avec toutes ces histoires, je retourne m'en faire un dans mon bureau je serai plus au calme pour lire mes mails.
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Et vous, cher Del Toro, pas d'anecdotes à nous narrer sur votre séjour estival ?<br /> Fût-ce un farniente studieux, lecture du Monde sur les plages du Golf de Santa Manza, sportif avec ascenscion des aiguilles de Bavella, débridé avec consommation excessive de Casanis et fréquentation des nights-clubs de Porto-Vecchio, ou encore politique avec activation d'un réseau indépendanto-deltoroïste à Corte ?<br /> Comme le demandait Monsieur Baaldi il y a quelques semaines, faites vivre à ceux qui ne sont pas partis (Le Coucou qui n'a pas fait son pèlerinage à Dien Bien Phu, M. Baaldi qui a fustigé les touristes dans la capitale ou votre serviteur qui a passé le mois d'août avec un bras dans le plâtre)<br /> Il est temps de vous remettre à l'oeuvre, un dernier café et nous vous attendons.
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