Restons lucide et rêvons un peu
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Plus que jamais je trouve que nous avons un grand besoin de lucidité. Car aujourd’hui la lucidité manque à nos décideurs, à nos politiques, aux médias et aux faiseurs d’opinion. La crise n’est pas
encore terminée. La reprise sera lente et longue pour tous et partout. Les mesures prises ici et là par les différents gouvernements ne doivent pas nous faire oublier que la dette privée a été
transformée en dette publique. A peine les premiers signes positifs sont-ils apparus, que notre mémoire est devenue sélective et que les agissements ayant conduits à cette crise économique
reviennent en force sans que personne ne souhaite vraiment avoir l’envie, la lucidité, ou le courage d’inventer une autre approche de l’économie, et de mettre en place de vrais garde-fous. Sans
vouloir être ni trop philosophe, ni trop alarmiste, sans vouloir être extrémiste ou trop écologiste, mais simplement en voulant être lucide encore une fois, il est peut être temps d’essayer
d’inventer une croissance différente, moins jusqu’au-boutiste. Une approche qui serait fondée sur le pragmatisme et le réalisme, une sorte de croissance fondée sur l’équilibre et la justesse et non
plus sur le toujours plus, la gabegie et le déséquilibre. Une croissance capable de mixer développement et écologie, équilibre et social, en un mot une juste harmonie. Loin des discours stériles
sur une taxe carbone véritable foutaise et usine à gaz, loin de la pandémie de grippe qui fait sa rentrée et ou chaque rhume fait l’objet de toutes les attentions pour savoir s’il est compatible
A-H1N1 ou pas (moi le premier…) loin des promesses de baisse des prix dans la restauration pour relancer l’embauche de garçons de café en échange d’une adhésion à l’UMP, loin des projets de
sociétés à « deux bales » que nous promettent le PS et le Modem. Bref autre chose… Mais alors qui, quoi et quand ? C’est là où le caractère lucide de ce genre de propos perd tout son sens, c’est là
où la pleine possession de facultés intellectuelles ad-hoc fait trop souvent défaut…c’est le moment critique ou la lucidité s’étiole, c’est là que la conclusion de ces quelques lignes se complique,
c’est l’instant fatal ou j’accepte l’idée d’avoir écrit pour ne rien dire et surtout ne rien proposer de concret ; le reconnaître est tout de même une certaine forme de lucidité convenez-en !
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