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Restons lucide et rêvons un peu

  • blogdeltoro
Plus que jamais je trouve que nous avons un grand besoin de lucidité. Car aujourd’hui la lucidité manque à nos décideurs, à nos politiques, aux médias et aux faiseurs d’opinion. La crise n’est pas encore terminée. La reprise sera lente et longue pour tous et partout. Les mesures prises ici et là par les différents gouvernements ne doivent pas nous faire oublier que la dette privée a été transformée en dette publique. A peine les premiers signes positifs sont-ils apparus, que notre mémoire est devenue sélective et que les agissements ayant conduits à cette crise économique reviennent en force sans que personne ne souhaite vraiment avoir l’envie, la lucidité, ou le courage d’inventer une autre approche de l’économie, et de mettre en place de vrais garde-fous. Sans vouloir être ni trop philosophe, ni trop alarmiste, sans vouloir être extrémiste ou trop écologiste, mais simplement en voulant être lucide encore une fois, il est peut être temps d’essayer d’inventer une croissance différente, moins jusqu’au-boutiste. Une approche qui serait fondée sur le pragmatisme et le réalisme, une sorte de croissance fondée sur l’équilibre et la justesse et non plus sur le toujours plus, la gabegie et le déséquilibre. Une croissance capable de mixer développement et écologie, équilibre et social, en un mot une juste harmonie. Loin des discours stériles sur une taxe carbone véritable foutaise et usine à gaz, loin de la pandémie de grippe qui fait sa rentrée et ou chaque rhume fait l’objet de toutes les attentions pour savoir s’il est compatible A-H1N1 ou pas (moi le premier…) loin des promesses de baisse des prix dans la restauration pour relancer l’embauche de garçons de café en échange d’une adhésion à l’UMP, loin des projets de sociétés à « deux bales » que nous promettent le PS et le Modem. Bref autre chose… Mais alors qui, quoi et quand ? C’est là où le caractère lucide de ce genre de propos perd tout son sens, c’est là où la pleine possession de facultés intellectuelles ad-hoc fait trop souvent défaut…c’est le moment critique ou la lucidité s’étiole, c’est là que la conclusion de ces quelques lignes se complique, c’est l’instant fatal ou j’accepte l’idée d’avoir écrit pour ne rien dire et surtout ne rien proposer de concret ; le reconnaître est tout de même une certaine forme de lucidité convenez-en !
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G
Toujours à la pointe de l'information, Del Toro!<br /> Nouvel Obs du jeudi 3 septembre, édito de Jean Daniel, sujet: la croissance. En pages centrales du même numéro, interview de l'économiste Daniel Cohen, sujet: la croissance.<br /> Ce matin à 8h20 sur inter, invité: Daniel Cohen.<br /> Ca force le respect!
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L
commencez par faire des propositions, et on verra si je suis si difficile que cela à convaincre. Je ne suis ni un visionnaire, ni un utopiste, ni un fervent optimiste (ou pessimiste), j'essaye juste d'être objectif et pragmatique ! envoyez les premiers jets de votre nouvelle économie, j'attends !
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P
Devenons lucides et cessons de rèver.<br /> Votre croissance différente ressemble peut-être à la décroissance, que certains économistes visionnaires appellent de leurs voeux.<br /> Seul hic, il faut pour cela convaincre: 1)le patronnat 2)les salariés 3)les politiques de tout bord 4)les actionnaires 5)les pays émergents 6)le coucou<br /> Et c'est là que l'on voit que ça n'est pas gagné.
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