« Bienvenue au Club ! »*
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N’ayons pas peur des mots et assumons notre statut social encore privilégié. Le Club Med, n’en déplaise à NarNar reste le club. C’est souvent beau, le service est top, il y a un style et un état d’esprit Club Med que beaucoup essaye de copier sans y parvenir. Oui cela reste cher, oui il n’y a pas de trop de mixité sociale au bar ou dans la piscine, oui les marques y sont peut être plus visibles qu’ailleurs, oui les GO sont nombreux et incontournables. Mais attention, le Club Med a changé, on est loin de des bronzés et des plans drague, loin du GO lourd et envahissant. Il arrive même qu’à certains endroits, la sono ne vous casse plus les oreilles, que les « jeux café » soient plus discrets. Je crois que là ou le Club a le plus gagné c’est dans sa capacité à proposer plusieurs style, à s’adapter aux envies et besoins de ses clients et malgré tout à élargir sa clientèle, certes toujours aisée, mais aussi de plus en plus famille, (parents avec enfants, père ou mère seule avec enfants, petits-enfants et grands parents, couples, célibataires, etc.).
La diversité y est aussi malgré tout présente, les GO ne sont plus que des beaux gosses formatés bronzés et blonds. Il y a des gros et des grosses, des belles gueules et des moches. La France plurielle y trouve sa place, grâce aux Leila, Mourad, Fatou qui gère le club de sport, le bar, la boutique ou les RH. L’ouverture sur le monde y est chaque jour bien visible à travers les langues, les accents, la provenance des clients ou des animateurs. Dans les spectacles aussi, le rap, le hip hop trouvent leur place que l’on aime ou pas peu importe, toutes les musiques y sont représentées idem pour les cuisines et les plats, c’est une sorte d’ouverture sur l’autre et les autres cultures.
Je sais que la critique est facile, alors ne vous en privez pas, j’assume entièrement et sereinement mes propos. J’ai d’ailleurs moi aussi beaucoup critiqué cette institution, même si je le fais moins, je le fais encore, car on y bouffe trop, on y jette trop, on gaspille trop, la course au luxe et « aux tridents » est parfois gênante. Mais j‘y suis allé, et j’y retournerai. Je sais, ce n’est pas la vraie France, mais je m’en moque. Le vrai risque n’est pas là, le risque c’est de croire et penser qu’il n’y a que ça, que c’est le seul moyen de passer de bonnes vacances…Mais il faut savoir apprécier de temps en temps et sans complexe ce qui est bien, ce qui est beau, le service offert et les bons moments !
* : titre d'une très belle
chanson de Kent qui n’a rien à voir avec le sujet du jour…
