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La complainte du cadre « engoncé »

  • blogdeltoro
Il faut chaud, il fait lourd à Marseille, Paris, Nantes, Lille. Partout dans ces villes et dans bien d’autres des cadres jeunes et moins jeunes et quelques non-cadres aussi vont travailler avec leurs costumes sombres, leurs cravates bien nouées sur leur cou « bouffi », la chemise bien rentrée dans le pantalon, leurs chaussures en cuir et leurs chaussettes qui à la fin de la journée ne vont plus sentir la Soupline lavande…Nos pères l’ont fait avant nous, nos grands-pères aussi, et nos enfants, enfin ceux qui finiront dans un bureau le feront sûrement aussi. C’est comme ça, en France le cadre doit porter l’uniforme, qu’il fasse beau ou bas. Ils souffrent, terriblement et continuellement chaque année, une fois l’été là et les vacances encore loin. Qu’ils prennent le bus, le tram, le train ou le métro, voire même, qu’ils marchent, ils ont chaud et transpirent. Seules les voitures climatisées offrent le répit et la fraîcheur. Même à l’armée nous avions une tenue pour l’été, manches courtes, veste d’été !. Ok vous allez me dire certains se risquent à prendre des risques, laissent tomber la cravate, et tombent la veste. Mais personne tombe la chemise, personne oublie les chaussettes. Et pendant ce temps là, les femmes et les jeunes filles sortent des placards ; top, jupes courtes, chaussures fines, tongs et claquettes, décolletés. Fini collants, bas, tailleurs tristes, cols roulés, plus de noir, plus de gris, moins de beige. Bonjour les fleurs, les imprimés colorés, le rose, le jaune, le vert pastel ou pas ! Elles ont raison, la mode, les modes, leur offrent un champ des possibles infinis pour se jouer des coups de chaud, profiter des courants d’air qui peuvent s’engouffrer sous une jupe, passer sous les bras ou à travers les lanières d’une chaussures ouvertes et terriblement sexy ! « C’est vraiment trop injuste » dirait Calimero avec raison. Alors aidez-nous les uns les autres, créons des groupes sur Face Book ou ailleurs, des associations, révoltons nous et inventons « le cadre d’été », et un nouveau look ; au bureau la chemise dehors, sans cravate et sans chaussette, en short pourquoi pas, peu importe nos jobs, nos fonctions, le type d’entreprise ou de structure, privé, public, grand groupe ou PME ; chaque été l’homme au travail doit être l’égal de la femme question bien être et chaleur ! Pour le reste, on verra plus tard…car cela me semble tout aussi compliqué !
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B
Pardon, 43 fois pardon Del Toro pour n'avoir pas pris au sérieux les vicissitudes estivales des porteurs de cravates. Il est vrai qu'avec l'âge grandissant, le coeur, déjà rudoyé par le stress des fonctions d'encadrement, pâti fortement des chaleurs extrèmes sous l'enrobage vestimentaire qui sied aux hautes responsabilités.<br /> Il serait temps, vous avez raison, de repenser les tenues de travail des cadres et leur permettre de surmonter comme tout un chacun les périodes caniculaires.<br /> Mais plus qu'un vêtement professionnel, le costume-cravate est un signe de reconnaissance qui permet à la plèbe, notamment, de céder respectueusement sa place assise dans le métro au cadre afin qu'il puisse poursuivre son labeur sur son notebook pendant le trajet ou bien qu'il jouisse, le temps de son transport, d'un repos au combien mérité.<br /> Honte à moi de railler ainsi, un 1er juillet, à la veille des vacances. C'est promis, demain, je ferai 43 fois pénitence en pensant à vous.
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B
Mon propos se borne uniquement à décrire les dures conditions de travail du cadre cravaté en période de forte chaleur et rien d'autre
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B
Del Toro réclame l'égalité vestimentaire homme-femme en période de fortes chaleurs.<br /> Mais au travail,les hommes et les femmes sont-ils égaux face aux éléments extérieurs.<br /> Si je me base sur l'unique exemple concret que je connaisse, à savoir la secrétaire qui occupe le bureau voisin du mien, c'est loin d'être vrai.<br /> Elle supporte mal le petit froid vivifiant d'hiver, pousse tous les radiateurs qu'elle peut approcher à leur maximum, non sans me gratifier tous les quarts d'heure d'un "vous ne trouvez pas qu'il fait vraiment froid aujourd'hui" alors qu'elle nous fait vivre dans une étuve.<br /> Elle ne supporte pas mieux les agréables températures estivales, provoque des courants d'air qui expédient le moindre papier présent sur mon bureau aux 4 coins de la pièce, non sans me gratifier tous les quarts d'heure d'un "vous ne trouvez pas qu'il fait très lourd aujourd'hui". L'été dernier, je lui ai offert un ventilateur, un beau en inox avec 4 vitesses. Elle ne l'a jamais branché !<br /> Quant à son aspect vestmentaire, elle a au moins la sagesse d'éviter les tops, mini et autres décolletés.<br /> Alors voyez, Del Toro, chacun son fardeau. Je me demande si je ne troquerais pas mes pantacourts et ma chemisette ouverte pour votre cravatte et vos colaboratrices qui invitent aux douces rèveries.
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