Chantal tu vas trop loin !
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Quitter Paris un vendredi soir pour partir prendre l’air à la campagne ou à la mer ; quel beau programme. Qui ne l’a jamais fait, qui n’en rêve pas chaque vendredi matin en se levant et en disant : ce soir on quitte la capitale pour 48 ou 72 heures!!!
Le problème c’est que tout le monde se dit la même chose au même moment et à la même saison ; et c’est le bordel ; sur le périphérique, les maréchaux , les autoroutes, les péages, bref partout.
Deux heures à pester contre cette ville, contre tous les ahuris qui ont eu la même idée, ou qui ont la pelouse de leur maison de campagne à tondre alors qu’il y a tant et tant de choses à faire à Paris le samedi et le dimanche : musées, boutiques ouvertes etc.
Une fois passé les embouteillages, ce n’est pas terminé avec les soucis. Quand vous décidez de partir comme Del Toro ce week-end, sans carte, sans pré visualisation d’un quelconque itinéraire au préalable, et avec le sens de l’orientation d’un bulot trisomique, vous vous retrouvez pieds et mains liés à Chantal ! Chantal c’est notre GPS familial, vous savez celui qui vous prévient 10 minutes avant ; « préparez-vous à tourner à droite », et lorsque vous arriverez sur l’embranchement en ayant oublié la consigne, il vous hurle dans les oreilles, "maintenant tournez à droite"…et souvent, trop souvent c’est trop tard. C’est la même Chantal qui, lorsque excédé, vous décidez enfin de changer d’itinéraire après avoir consulté plusieurs avis dans un véhicule ou l’ambiance se fait de plus en plus pesante, affiche avec fierté « l’itinéraire va être remis à jour ». Mais la Chantal n’aime pas être contrariée, alors la garce, dès que vous avez 3 secondes d’inattention, sans avoir l’air c’est le coup bas ! Elle vous recalcule et vous ré explique le chemin qu’elle avait indiqué dès le début, celui que vous essayez d’oublier, de virer de sa mémoire et vous, votre voiture et votre petite famille vous commencez à tourner en rond et en bourrique !!!
Alors oui je craque, et un étrange sentiment d’impuissance gagne le cockpit. L’envie de faire demi-tour transmet des messages sans cesse plus forts à mon cerveau, Chantal continue à se foutre de ma gueule…Et pourtant, au bout de plusieurs heures, quelques sueurs froides, et de nombreux km plus loin, c’est la délivrance, un doux mélange d’Armistice à Rotondes un 11 novembre de 1918, et de 8 mai 1945, couplé à un feu d’artifice du 14 juillet tiré depuis la Tour Eiffel et de victoire de l’USAP en championnat de France de Rugby 54 ans après…Le week-end peut enfin commencer. Il sera beau et bon et permettra d’oublier vite et bien les petits tracas de la route. Très tôt dans le week-end, il faudra tout de même bien sur se mettre en « configuration préparation » pour un retour serein.
Un retour qui se passera bien, si bien , que nous pensons utiliser les charmes de Chantal d’ici 15 jours pour un nouveau périple…
Ils sont un peu « jobastres » les Parisiens.
