Je plaide coupable
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Quoi de plus normal que le Blog del toro aborde le sujet de la corrida. Mais la lecture d’un bouquin trouvé par hasard au marché du livre ancien dans le 15ème, je lis beaucoup en ce moment vous ne trouvez pas ?, m’a donné envie d’en parler. Marine de Tilly utilise des mots, des émotions que je vais lui voler tellement elle écrit ce que je ressens pour parler de cette « passion » singulière. En effet, le ton et juste et l’émotion est intacte. Le débat est ouvert, art majeur versus acte inutile et barbare ? A part la politique, ou la rivalité PSG / OM, je pense qu’il n’y pas sujet plus polémique que la corrida ! Oui j’aime les taureaux de combat, ces colosses nés pour la fiesta brava, oui je trouve que c’est une fête du courage haute en couleur, sensuelle et esthétique. N’en déplaise aux antis, toujours plus nombreux et pro actif. Oui cela peut paraître cruel et inutile, mais alors osons dire que Picasso était un sanguinaire, que Monterlhant était aussi abject qu’Hemigway. Un bœuf ou un porc qui va mourir à l’abattoir a-t-il une plus belle mort ?, plus digne ? Quelle a été sa vie avant, pendant que le taureau de combat vivait comme un prince dans de larges prairies andalouses ?
La Corrida a une histoire, d’abord à cheval et privilège de la noblesse espagnole, elle s’est transformée au fil des siècles. Les paysans navarrais lui ont donné ses règles en inventant la corrida à pied par défi aux nobles, en faisant un moyen pour eux, les braves à pied, de gagner un peu d’argent. Bien sur il y a eu des dérives, des combats arrangés, des cornes limées, oui Manolete à été utilisé par Franco pour endormir et occuper les espagnols, bien sur que certaines mise à mort s’apparentent plus à de la boucherie qu’à de l’art. Mais pourtant malgré tout, la corrida c’est « l’afficion », mot espagnol que ne se traduit pas ; la passion , le goût pour l’art taurin.
La cornada, c’est la revanche du taureau sur l’homme, certains sont morts dans l’arène comme Manolete, d’autres aurait préféré y rester comme Nimeno 2, qui paralysé à vie après une grave blessure mettra fin à ses jours 2 ans plus tard.
Je ne suis ni fils d’éleveur, ni responsable de la communication des
« fêtes de Bayonne », j’ai juste un peu de sang espagnol dans les veines, et mes parents ont su me faire découvrir cette culture lorsque j’étais jeune, cette musique, ces images, cela
ne m’a pas traumatisé et ça m’a plu. Aujourd’hui le goût pour ce jeu avec la mort reste entier, n’en déplaise à certain, j’ai visité des arènes en France et en Espagne, assisté à des courses de
taureaux à Béziers, Arles, Nîmes, Dax, Mont-de Marsan, Ronda, Cordoue, j’ai lu Hemigway, « le Soleil se lève aussi, Mort dans l’après midi, l’été dangereux », Joseph Peyré « sang
et lumière », Montherlant « les bestiaires ». J’aime les jeux de soleil et d’ombre dans l’arène, le son des pena lorsque le tendido cri « musica », les « olé »
de la foule, la poussière et le vent, j’aime le silence avant la mise à mort, le tour de piste du torero avec ses trophées, et la foule debout qui applaudit le taureau à la fin ! Et vous ?
